Dernières nouvelles et analyses du Riksdag suédois. Journalisme politique de style The Economist couvrant le parlement, le gouvernement et les agences avec une transparence systématique.

Le Riksdag suédois fait avancer une vaste réforme migratoire : 12 rapports de commission publiés

La Commission des assurances sociales du Riksdag suédois (Socialförsäkringsutskottet) a publié 12 rapports de commission en une seule journée, faisant avancer le paquet de réforme migratoire le plus complet du gouvernement depuis 2015. Les rapports couvrent les exigences de qualification aux prestations sociales, des normes de citoyenneté plus strictes, la suppression progressive des permis de séjour permanents et l'alignement sur le nouveau Pacte européen sur la migration et l'asile.

Une avalanche législative

Le volume même des rapports — 12 d'une seule commission en un jour — est extraordinaire selon les standards du Riksdag. Ensemble, ils représentent le traitement par la Commission des assurances sociales de l'agenda migratoire ambitieux du gouvernement, touchant pratiquement tous les aspects de la gestion par la Suède de la migration, de l'asile et de l'intégration.

Rapports clés en bref

  • Qualification aux prestations sociales (SfU21)
  • Exigences de citoyenneté renforcées (SfU28)
  • Suppression progressive du permis de séjour permanent (SfU30)
  • Opérations de retour renforcées (SfU32)
  • Nouvelle loi d'accueil (SfU35)
  • Nouvelles règles de détention (SfU31)

Le paysage politique

Les rapports reflètent la priorité politique centrale du gouvernement Kristersson : transformer le cadre migratoire et d'intégration de la Suède. Soutenue par les Démocrates de Suède à travers l'accord de Tidö, la coalition au pouvoir composée des Modérés, des Chrétiens-démocrates et des Libéraux a poursuivi un agenda législatif ambitieux représentant une rupture nette avec la politique d'asile historiquement généreuse de la Suède.

L'opposition — les Sociaux-démocrates, le Parti de l'environnement et le Parti de gauche — a critiqué plusieurs propositions comme étant trop restrictives, en particulier les exigences de qualification aux prestations sociales (SfU21) et la suppression progressive des permis de séjour permanents (SfU30), qui selon eux créeraient une sous-classe permanente de résidents sans droits sociaux complets.

Points à surveiller

  • Débats en chambre et votes sur ces rapports, attendus dans les prochaines semaines
  • Positions des partis d'opposition, en particulier sur la qualification aux prestations et les exigences de citoyenneté
  • Calendrier de mise en œuvre du pacte migratoire de l'UE et conformité de la Suède
  • Impact sur la capacité d'accueil des municipalités et les services d'intégration